La puissance des images, Alexandra Midal
isbn 979-10-95991-85-4
(Français)
160 pages, CMJN
17 × 24 cm, soft cover
Graphisme : Syndicat
2026
25 €
La puissance des images croise Art X (1952) de Ray et Charles Eames, George Nelson et Alexander Girard avec la Knowledge Box (1962) de Ken Isaacs, deux pédagogies révolutionnaires de l’art et du design par l’image. Héritières des dispositifs immersifs de projections du XIXe siècle d’une démocratisation du savoir à grande échelle, ces avalanches d’images expérimentales procèdent par un court-circuit des raisonnements inductifs, l’abolition des frontières entre les disciplines, et entre les champs de la connaissance et de l’apprentissage. Loin d’être des cas d’étude du passé, elles tentent de contrecarrer la perte d’attention liée aux séductions technologiques de la vision et leur impact, une préoccupation dont nous faisons l’expérience encore aujourd’hui.
Historienne et théoricienne du design, professeure ordinaire en histoire et théorie de l’art et du design à la HEAD–Genève/HES-S, Alexandra Midal associe une pratique d’artiste et de commissaire d’exposition indépendante à une recherche en culture visuelle qu’elle traduit dans des œuvres, des expositions, des livres et des films. Elle a publié de nombreux ouvrages (La Manufacture du meurtre ; Antidesign, petite histoire de la capsule d’habitation en images ; Design, l’anthologie ; Introduction à l’histoire du design ; Matali Crasset…), dirigé de nombreux catalogues et publié des essais dans des revues et catalogues internationaux (MoMA, MOCA, Centre Pompidou, Walker Art Center, etc.). Commissaire d’exposition indépendante pour des musées MAMVP, MAMC, MUDAM, Wolfsonian Museum, MUDAC, etc., Midal a été directrice de la Biennale de design de Ljubljana BIO28, du FRAC Haute-Normandie, assistante de Dan Graham, responsable de la Design Project Room de la HEAD–Genève, où elle a organisé de nombreuses expositions : Carlo Mollino ; Marguerite Humeau ; Auger-Loizeau ; Superstudio ; Noam Toran, etc. En collaboration avec des artistes, des chercheurs et des commissaires d’exposition, Alexandra Midal explore de nouveaux formats de la pensée intitulés Abecedarium et, depuis 2009, elle développe une perspective critique de l’histoire des idées via des films de théorie visuelle.